Ingénieurs de Pierrard à Arlon : 9 questions pour comprendre la suite

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Une nouvelle étape s’ouvre pour la formation d’ingénieur industriel en province de Luxembourg : l’Hénallux et la Haute École Robert Schuman vont désormais construire et organiser ensemble la formation, avec à terme un diplôme délivré conjointement par les deux Hautes Écoles.

1. Où se déroule aujourd'hui la formation d'ingénieur industriel ?

Depuis la rentrée de septembre 2026, la formation d'ingénieur industriel de l'Hénallux est organisée à Arlon. Le bachelier se déroule sur le site de la HERS, Chemin de Weyler, tandis que les masters sont organisés sur le site Callemeyn de l'Hénallux. Les étudiants en passerelle évoluent quant à eux entre les deux implantations selon les enseignements suivis.

2. Qu'est-ce qu'une codiplomation ?

Une codiplomation est une formation organisée conjointement par deux ou plusieurs établissements d'enseignement supérieur. Elle repose sur une convention qui définit les responsabilités de chacun, l'organisation du cursus et les modalités de délivrance du diplôme.

À terme, il ne s'agira donc plus de deux formations distinctes, mais d'une formation portée conjointement par la HERS et l'Hénallux.

3. Quand débutera la codiplomation ?

Sa mise en place sera progressive, avec le lancement de la codiplomation du bachelier en septembre 2027, suivie de celle des masters en septembre 2028. L’année académique 2026-2027 est donc une année charnière, consacrée à la préparation de cette future organisation commune.

4. Pourquoi créer cette codiplomation ?

L’objectif est avant tout de pérenniser une formation d’ingénieur industriel de qualité en province de Luxembourg. En réunissant leurs compétences et leurs ressources, les deux Hautes Écoles souhaitent lui donner les meilleures conditions pour continuer à évoluer et à se développer.

5. Le diplôme et sa reconnaissance changent-ils ?

Non. Le diplôme reste celui d'ingénieur industriel et conserve toute sa reconnaissance. Trois orientations seront alors proposées en master : automatisation, électromécanique et industrie.

L’accréditation CTI (Commission des Titres d’Ingénieur) est également maintenue, attestant de la qualité de la formation et contribuant à la reconnaissance internationale du diplôme.

6. Que faut-il construire maintenant ?

Les deux Hautes Écoles doivent désormais construire concrètement cette codiplomation : une grille de cours commune, la répartition des enseignements et des expertises, ainsi que l’organisation académique et les modalités de fonctionnement entre les deux institutions.

L’objectif est d’aboutir progressivement à un cursus cohérent, en réunissant le meilleur des deux Hautes Écoles, tout en gardant comme fil conducteur l’expérience de nos étudiants.

7. Comment les étudiants et les enseignants sont-ils accompagnés dans cette transition ?

Cette année de transition permet à chacun de prendre progressivement ses marques. L'équipe pédagogique est pleinement mobilisée depuis les annonces pour que tout soit mis en œuvre afin d’accueillir les étudiants dans les meilleures conditions possibles et d’assurer la continuité et la qualité de leur formation.

Une attention particulière est également portée aux conséquences du changement d’implantation pour les étudiants, notamment en matière de mobilité, de logement et d’éventuelles difficultés financières, avec l’appui des services sociaux.

Les prochaines semaines permettront à chacun de prendre ses marques et d’ajuster les nouveaux fonctionnements, en gardant toujours comme fil conducteur l’expérience des étudiants.

Coté enseignants, l’objectif est de stabiliser l’organisation de l’équipe pédagogique durant cette année de transition tout en les associant à la construction du futur.

8. Et l'esprit Pierrard dans tout cela ?

Une école ne se résume pas à un lieu. L'esprit Pierrard s'est construit au fil des générations d'étudiants, d'enseignants, de projets, de traditions et de liens étroits avec le monde industriel.

Cet héritage ne disparaît pas avec la codiplomation ; il constitue l'une des richesses qui contribueront à la construction de la nouvelle formation.

Pour continuer à le faire vivre, les étudiants d'aujourd'hui ont aussi besoin des anciens. Témoignages, stages, projets, visites d'entreprises, interventions auprès des étudiants, réseau professionnel, présence aux événements ou soutien au Cercle : les anciens restent un lien précieux entre la formation, son histoire et le monde professionnel.

9. Et ARIAMP dans cette nouvelle aventure ?

L’ARIAMP a plus que jamais sa place : maintenir le lien entre les générations d'ingénieurs, faire vivre l'héritage de Pierrard et accompagner la nouvelle dynamique qui se construit à Arlon. Il s’agit également de développer des synergies avec les autres associations d'anciens, au bénéfice des étudiants, des diplômés et du tissu économique régional.

Callemeyn